Se faire parler comme ça.

Voici mon dernier billet publié sur le blog« Moi, mes enfants » du site d’Enfants Québec. 

Moi, mes enfants ne me parleront pas comme ça.

La maman de Stella et moi placotons rapidement au CPE avant de partir. Nos petits respectifs à nos côtés. On ne s’était pas vues depuis longtemps, on s’aime bien. Stella, bombe de dynamisme, rigole doucement avec son frère en attendant que sa maman ait fini de parler. Mon fils Léopold, boule d’impatience, me lance un beau gros: Mamaaaaaaaaaaaaaan, c’est loooooooooong! bien senti.

Mon interlocutrice a une personalité du tonnerre. Étonnée, elle lui répond sur-le-champ : Ouin, Léopold… c’est comme ça que tu parles à ta maman, toi?! Attends-donc 3 minutes, on a presque fini de se parler!

Ça prend un village pour élever un enfant. Franchement, elle a bien fait de lui répondre. Mon petit doigt intérieur m’en avait déjà glissé un mot. Que ça ne passe pas comme attitude. De l’entendre sortir de la bouche d’autrui, par rapport à mon fils, m’a actionné le réveil-matin interne. J’avais bien sûr déjà dit à Léopold plusieurs fois qu’il n’était «pas acceptable» de parler comme ça à qui que ce soit, encore moins à ses parents. Sans vraiment attaquer le problème sérieusement (lire ici: avec de la discipline).

J’ai doucement jugé les parents dont les enfants leur hurlent après sans qu’ils n’interviennent. Avant d’avoir des enfants. Et après. Surtout chez des parents que je fréquente souvent. Comme ceux de la garderie, par exemple. Tu sais, ceux dont la fille est voisine de casier de fiston? Ceux qui se font gueuler dessus de manière constante. Bottes de pluie ou robe soleil. Terrible deux-trois-quatre ou cinq ans. Je me disais que je ne voulais pas que ça m’arrive. Moi, mes enfants ne vont pas me parler comme ça sans que je ne réagisse! Wô. C’était précisément ce qui était en train de m’arriver.

À partir de ce moment-là, mon homme et moi en avons fait notre priorité de campagne électorale de discipline. On a presque atteint notre objectif. À une rechute près, une fois de temps en temps. Enfin, un Moi, mes enfants que j’aurai tenu! Tout ça, grâce à l’aide non-sollicitée d’une connaissance.IMG_3357.JPG

Cet enfant peut contenire du grognon et/ou de l’impoli.

Marie habite à Montréal, est co-fondatrice de www.enamour.co et une maman sérieuse, la plupart du temps. Ok non pas la plupart du temps pantoute.

1 Comment

  • Reply November 6, 2014

    Emilie

    On parlait justement de ça hier soir mon amoureux et moi. J’ai décidé de garder mes deux garçons à la maison pour mon congé de maternité, mais ça fait que j’ai un terrible two et un fucking four avec moi TOUS les jours. Mon plus vieux a commencé à nous crier après quand il est contrarié. Bien sûr, on lui dit toujours qu’il est innacceptable de nous parler ainsi et il n’obtient jamais ce pourquoi il a crié, mais je ne pourrais pas dire que le comportement va en diminuant alors donne-moi tes trucs!!!

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