Le jour où j’ai arrêté de procrastiner.

C’est l’histoire d’une obèse morbide de 23 ans qui décide qu’elle en a assez. Son médecin lui avait annoncé qu’en continuant à ce rythme, elle ne passerait pas 30 ans. Le 26 avril 2012, elle fait le ménage de son garde-manger, va en porter le contenu à un squeedgee de son quartier. C’est le jour où elle a arrêté d’être grosse.

Elle enterre la fille qu’elle était avant, pour laisser place à quelqu’un qui a choisi de prendre sa vie en main. Car elle sait très bien en être la seule responsable. Valérie Fraser est une fille qui ne se victimise pas. Qui ne blâme personne pour son surpoids.

À cette époque Valérie pèse 345 lb. 1 an plus tard, elle se trouve plus légère de 130 lb. Encouragée par plus de 20000 fans sur sa page Facebook mais surtout déterminée à être en santé. Sans compter les calories, en s’entrainant intensément et en travaillant fucking fort. Valérie est drôle, brillante, attachante. Elle le dit elle-même: elle a une personnalité gros format.

Son histoire est racontée dans le livre Le jour où j’ai arrêté d’être grosse.
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La structure du bouquin est vraiment l’fun. Valérie Fraser et ma chume Marianne Prairie l’on écrit côte à côte. Valérie nous raconte son histoire sans pudeur, d’une belle plume et de manière imagée. On s’attache à elle dès les premières lignes. Pour l’avoir rencontrée, on s’attache à elle dès les premières secondes, itou. Marianne, dans son rôle mi-journaliste, mi-chroniqueur, nous fait réfléchir. Parfois en complément d’information sur la santé de Valérie, sur des statistiques quant à l’image corporelle, parfois en réflexions plus personnelles. Par exemple, sur sa perception des gens gros avant de connaitre Valérie.

J’ai dévoré ce livre en 4 jours. Parce qu’il a plein de qualités. Il est bien écrit, top drôle, touchant, instructif et inspirant à la fois.

 

Le jour où j’ai arrêté de procrastiner.

Confidence. Disclaimer.

On ne se connait pas tant que ça mais je vous annonce que je suis de nature plutôt HOP LA VIE. Optimiste. Positive. Ricaneuse. J’suis pas trop, TROP, désillusionnée.

Or, il m’arrive des fois d’être désillusionnée et atipeu cynique. Surtout quand je lis des paragraphes comme celui que je m’apprête à écrire. Dans ce temps-là, mon cynisme frétille fort. Il me poke icitte et me fait comme rouler un peu les yeux. En pensant ceci:

“Ben voyons fille, arrête de te vanter. Je comprends que TOI t’es capable (bravo) mais moi, c’est pas pareil. Moi, j’ai pas ces compétences-là. Moi, je suis la paresseuse qui s’écrase avec son laptop après que le souper-soit-fait-les-p’tits-au-lit-la-brassée-startée et qui se lève enfin de là vers 22h parce qu’il faut ben se coucher un moment donné, tsé. Moi, je suis la fille pleine de une (1) bonne intention, qui met son réveil plus tôt une (1) fois par année, pour aller jogger. Qui finit par snoozer jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Pis c’est ça.”

Fin du disclaimer.

 

La lecture du livre m’a rentrée dedans.

Si une fille de 345lb, ralentie par son enveloppe corporelle, réussit à se motiver à aller au gym plusieurs fois/semaine, une fille pas pantoute ralentie par son corps, qui passe trop de temps à procrastiner sur l’intarnet par manque d’énergie, n’a pas d’excuses de ne pas grouiller son cul. Zéro.

N’oubliez pas mon disclaimer. Je ne suis PAS PLUSSE BONNE que parsonne et probablement plus paresseuse que le 3/4 d’entre vous. Par contre, depuis le 22 février j’ai réussi à jogger tous les 2 jours. 10-15 minutes à chaque fois. Faut bien commencer quelque part. Depuis ce temps j’ai vraiment plus d’énergie. Un spring de plus dans le pas, dans l’élan. Le kick qui faut pour entreprendre un petit projet de plus en soirée que jadis. J’ai l’impression de me cleaner la tête tous les 2 jours. C’est vrai que de se faire aller le cardio, ça te sacre un sourire dans ‘face, de l’adrénaline ‘din veines pis ça donne l’impression d’être en vie.

Aussi il faut dire que cette phrase dans Les tranchées de Fanny Britt avait semé la graine en moi durant les fêtes. « Jogger pour cesser d’être perpétuellement en tabarnac. ». Ces mots me revenaient en tête plusieurs fois semaine quand je me fâchais. Contre mes enfants. Contre des suits d’hiver. Contre une ceinture de banc de bébé qui ne ferme pas à cause de la grosseur dudit suit. Contre le sans-dessein qui ne met pas son flasheur à la lumière pis qui finalement, tournait à gauche. Contre 34 autres choses, aussi.

 

Marie, je travaille à temps plein pis j’ai 2 enfants. Quantessé tu penses que j’vas aller courir?

Le matin.

La chose la plus tough de l’affaire: Ne. Pas. Snoozer.

Se lever 30 minutes plus tôt.  C’est le seul secret. Pour ma part anyway, Oscar me réveille à 6h45. Entre 6h15 et 6h45, il n’y a pas tant de différence (les deux c’est fucking trop tôt) et l’effort en vaut la peine, c’est promis! Et 15 minutes de course, ça fait la job. T’as pas besoin de plus que ça pour cleaner ta tête et faire battre ton coeur.

Préparer son kit la veille. Sauter dans son legging. Mettre des tounes dans ses oreilles. Partir. Revenir avec le sentiment de fierté en plus et, le sentiment d’être perpétuellement en tabarnac, en moins.

 

Infos complémentaires 

Le dossier de presse du livre, ICI.
Le teaser du livre pour votre plaisir, ICI.
Le livre à acheter, ICI.
La page Facebook Le jour où j’ai arrêté d’être grosse, ICI.
Mon compte instagram.
Ma page facebook.

 

 

Preuves instagram à l’appui.

#Daftpunk dans mes oreilles. D'la neige dans ma face. D'l'adrénaline dans mon corps.

Parce que ça fait du bien dans la tête avant tout. #fafrette #fromwhereistand

❄️☔️❄️☔️❄️❄️

 

 

Marie habite à Montréal, est co-fondatrice de www.enamour.co et une maman sérieuse, la plupart du temps. Ok non pas la plupart du temps pantoute.

6 Comments

  • Reply March 24, 2014

    Natacha

    Je remarque surtout les nouvelles chaussures qu’il me faudrait (que tu as au pied?) pour aller courir. Je te dis bravo fille, parce que moi je ne l’ai pas pantoute l’énergie de me lever 30 minutes plus tôt. Ça fait que minimise pas tes efforts!

    • Reply March 24, 2014

      Marie Custeau

      Natacha!

      Ohhhhhh non, j’ai mal passé mon message je pense! Le principe c’est que c’est dur au début, c’est certain! Mais plus tu fais d’effort, plus tu as l’énergie de le faire. Spirale ascendante. Faut commencer un jour, absorber le mauzusse de 30 minutes (NE PAS SNOOZER) et la prochaine fois ce sera plus facile de te lever et ainsi de suite. De jour en jour tu auras un peu plus de motivation. Promis! ;)

      Pour les sniks, ils sont un peu vieux et je ne les trouve pas sur le site de Puma alors tu devras trouver un autre modèle! ;)

      Merci d’avoir pris le temps de commenter :)
      Mxo

  • Reply March 24, 2014

    Nadine

    Ca y est… Tu viens de me donner le coup de pied au cul qui me manquait!!! Les runnings sont achetés depuis 2 mois et attendent que je finisse de me trouver des excuses ( veux pas les abimer avec la neigeamarde tu comprends??)
    J’hayis courir….. Faut que je me motive….
    Je t’en donne des news…

    • Reply March 24, 2014

      Marie Custeau

      YESSSSSS! Je suis contente! Mission accomplie!

      Demain matin car ya pas de bon moment pour commencer. (Fais chier anyway!) J’attends de tes nouvelles sans fautes.

      PS: les chaussures ça sèche!

      Marie
      xo

  • Reply March 26, 2014

    Looange

    Pense aussi, et rappelle-toi du bien être après la course. Moi je sais que pour gérer mon cerveau, c’est magique.

    Let’s go t’es capableu !

    • Reply March 26, 2014

      Marie Custeau

      Ben oui, exactement pour ça – le bien-être après la course ;)

      À bientôt, Bella!

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