La bette des mes p’tites bêtes dans le Clin d’oeil de novembre.

Je suis des mamans interviewées pour le dossier La revanche des mères au foyer, dans le Clin d’oeil de novembre.

Je vous avais annoncé l’an passé mon choix de devenir pigiste. « Surtout pour pouvoir prendre des pauses entre les contrats » dixit moi-même.

Me sens-je mère au foyer? Pas tout le temps puisque je travaille. Mais oui, ça m’arrive souvent.

Pourquoi? Parce que je fais exprès de ne pas prendre / chercher trop de contrats. Parce que je travaille environ la moitié du temps, sinon moins. Que le reste du temps je le passe à gérer la « famille ». Je me fais des journées L.A. Life Admin. Ça allège notre quotidien à tous les deux, les quatre. On a moins de sous, mais plus de temps.

Je ne suis pas la plus efficace. Je n’aime pas les tâches ménagères (je suis très spéciale, je sais). Mais pour l’instant, j’aime encore moins rusher comme une folle et travailler 5 jours/semaine dans un boulot temps plein, avec 2 jeunes enfants.

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Annabelle la journaliste, était charmante, posait de bonnes questions, avait une belle écoute. On s’est mal comprises sur un seul point. Elle m’a citée en écrivant ceci : « je ne sais pas ce que je ferai si mon chum et moi on se séparait. »

C’es faux, je sais très bien ce que je ferais :

1. Je braillerais en titi. Simplement parce que c’est le meilleur chum du monde et que j’aurais le coeur en miettes.

2. Entre deux boites de kleenex, je me chercherais une job à temps plein. Pas peur. Je sais bien que je me débrouillerais. Je me sens par contre sérieusement privilégiée que mon chum et moi ayons pu choisir d’offrir à notre famille un parent travaillant beaucoup moins que l’autre. Je l’ai choisi et c’est temporaire.

 

Il est féministe

Pour votre info chers curieux, même quand je ne travaille pas, mon chum participe dans la maison. Of course. Il aime tant le lavage et la vaiselle du soir. On alterne pour donner le bain, etc. Comme moi, il est féministe. Ça n’aurait pas pu marcher entre nous si ça n’avait pas été le cas.

 

Les femmes juste au foyer

Annabelle m’a aussi posé la question suivante : Comment te positionnes-tu par rapport aux jeunes femmes qui ont des enfants par choix, avant d’être allées étudier et décident ensuite de rester à la maison?

Bien sûr, c’est possible de se former après les petits. Je pense quand même que c’est de se donner toute l’autonomie qu’on mérite, que d’avoir étudié avant de les avoir. Pour ne pas être fourrée si on se sépare, justement. Avoir un métier et m’y épanouir, c’est un exemple que je veux donner à mes enfants. Ça sera simplement moins souvent pendant qu’ils ne sont même pas encore capable d’attacher leurs bottines tu-seuls.

Le Clin d’oeil de novembre est en kiosque en ce moment.

 

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PS: La talentueuse équipe a fait des miracles, ça a l’air vraiment beau chez nous.

Facebookons-donc?
Twittons-donc?
Instagramons-donc?

Marie habite à Montréal, est co-fondatrice de www.enamour.co et une maman sérieuse, la plupart du temps. Ok non pas la plupart du temps pantoute.

2 Comments

  • Reply October 9, 2014

    Nadine

    J’ai été maman à la maison avec mes 2 ainés; ce fut notre choix… et j’ai été fourrée, quand il est partie avec ma meilleure amie, me laissant seule avec les enfants, pas de boulot et aucune formation, apres avoir passé 10 ans a la maison!!!! (ce fut SON choix!!!) On pleure un bon coup et on se relève les manches… pas l’choix, faut les faire bouffer ces momes-la quand meme!!!
    Pour ça que le petit dernier, 16 ans plus tard a été en garderie, meme si papa travaillait de la maison… on sait jamais… maman a été traumatisée par le passé, ça n’arrivera plus!!!!
    Savoure ces belles années avec tes petits.. elles ne reviendront pas!!
    xoxo

  • Reply December 17, 2014

    Véronique

    Je suis nouvelle lectrice de ton blogue que je trouve particulièrement intéressant, partageant plus ou moins le même style de vie que toi (comme plusieurs autres trentenaires montréalaises mamans de 2 petites bêtes de 18 mois et 3 ans…!). De plus en plus, je retrouve, autour de moi, ces mamans qui font le choix de travailler à la pige/rester à la maison pour une meilleure conciliation travail-famille. La même question me revient à chaque fois: et l’argent dans tout ça? Comment fait-on pour s’offrir un loyer/hypothèque dans un quartier central de Montréal, habiller une petite famille grandissante, l’épicerie à chaque semaine, les déplacements, les besoins ponctuels, l’épargne, les sorties/voyages/vacances, les activités, sur un revenu familial amputé en partie… Bref, quels sont les trucs pour y arriver dans cette société où la consommation et les possessions matérielles sont maîtres? Je suis preneuse!

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